 | La vaccination FCO reste obligatoire
La vaccination contre la fièvre catarrhale est obligatoire jusqu’au 1er novembre 2010. Elle doit être réalisée par le vétérinaire sanitaire de l'exploitation. Elle concerne les deux sérotypes : 1 et 8.
Des aides de l’Etat jusqu’au 31 mars 2010
L'Etat prend en charge le coût des vaccins et des actes de vaccination jusqu’au 31 mars 2010. Au-delà de cette date, la vaccination reste obligatoire, mais l'Etat ne participera plus au coût de sa réalisation.
Le budget de 98 millions d’euros ne pourra pas être dépassé.
Ce que l’éleveur doit payer :
Jusqu’au 31 mars 2010, le vétérinaire facture uniquement le prix de la visite à l’éleveur lorsqu’il n’intervient pas également pour d’autres actes (prophylaxie, contrôle d’introduction…). Aucun frais de déplacement ne doit être facturé. Le tarif de la visite est celui défini pour les prophylaxies.
Le vétérinaire est directement rémunéré par la Direction des Services Vétérinaires pour les actes de vaccination. Les vaccins lui sont fournis gratuitement.
Après le 31 mars, le vétérinaire facturera le prix de la visite, des actes et du vaccin. (Les tarifs devraient être définis par convention départementale).
Quels sont les animaux concernés ?
Tous les bovins à compter de l'âge de 2,5 mois et les ovins dès 3 mois doivent être vaccinés. La vaccination des caprins est possible et aidée mais non obligatoire.
Des animaux sont dérogataires
Les jeunes animaux destinés à la boucherie avant l'âge de 10 mois bénéficient d'une dérogation.
De même, pour les animaux adultes devant faire l'objet d'un rappel alors qu'ils sont destinés à la boucherie peu de temps après, une tolérance de 4 mois est acceptée. Au-delà de cet intervalle la vaccination doit être réalisée.
Des cheptels peuvent déroger… sous surveillance
Des éleveurs qui refusent la vaccination peuvent légalement bénéficier d’une dérogation. Pour cela, il est nécessaire de déposer une demande écrite auprès de la DDSV avant le 31 décembre 2009 accompagnée de résultats d’analyses démontrant l’absence de circulation du virus dans le troupeau (analyse de sang par PCR sur un échantillon variable selon la taille du troupeau, allant de 10 à 29 animaux). Tous les frais liés aux prélèvements et aux analyses sont à la charge de l’éleveur.
En cas de résultats défavorables, tous les animaux devront être vaccinés.
Les animaux sortant de ces exploitations (sauf abattoir) devront, soit être vaccinés, avec délai de mise en place de l’immunité, ou avoir été analysés (virologie) dans les 7 jours précédant le départ.
Le rassemblement des animaux non vaccinés n’est pas autorisé.
La dérogation ne peut être appliquée qu’à l’ensemble du troupeau (pas de dérogation pour une partie des animaux seulement).
Quand vacciner ?
Les animaux déjà vaccinés l’an passé doivent avoir, en rappel, une injection de chacun des deux sérotypes dans les 12 mois suivant la vaccination précédente. (Un retard de 1 mois est toléré).
Les jeunes animaux (nés dans l'année et qui n'auraient pas pu être vaccinés lors de la campagne précédente ou en cours) ou ceux nouvellement introduits dans l'élevage, doivent être vaccinés avant l’âge de 6 mois. Les animaux nouvellement vaccinés reçoivent deux injections le même jour (une pour chacun des deux sérotypes : 1 et 8) renouvelées 3 semaines après.
Traçabilité des animaux vaccinés
Le vétérinaire doit fournir et viser la liste des animaux vaccinés, que l’éleveur conserve dans son registre sanitaire.
Le vétérinaire atteste la vaccination sur le passeport des animaux destinés aux échanges européens (broutards…) ou établit une attestation de cheptel vacciné (pour les veaux destinés au marché espagnol). La réalisation des attestations ne peut pas faire l’objet d’une facturation particulière. |