www.gds38.asso.fr > Le Point sur


www.agrodirect.fr
agenda
actualités
réglementation
et prophylaxies
le point sur
les maladies
transformation fermière
services pour
l'élevage
présentation
des GDS
apiculture
.
Page mise à jour le 03/21/2009
Préparer la mise à l'herbe...
.
Voir également :
Des principes simples pour éviter les accidents à la mise à l'herbe
Le pâturage est une source importante de réduction des coûts de l'alimentation dans un élevage. Mais, mal préparée, la mise à l'herbe peut également être à l'origine d'accidents ! Elle nécessite donc le respect de certaines règles et beaucoup de vigilance...
.
.
Faire une transition alimentaire sur 3 à 5 semaines
.
La transition entre la ration hivernale et la ration estivale doit être progressive. Il faut que la flore du rumen (panse) de vos animaux puisse s'adapter au nouveau régime alimentaire. En ration hivernale à dominante de maïs ensilage, les micro-organismes qui sont présents dans le rumen sont à dominante "amylolytique" (ration hivernale à base d'amidon). Inversement, avec les rations estivales, c'est de micro-organismes à dominante cellulolytique dont les ruminants ont besoin. Le pâturage apporte une ration riche en cellulose, sucres et azote. Une période d'adaptation à chaque changement de régime alimentaire est donc à prévoir afin que la nouvelle flore digestive s'installe dans le rumen.
.
.
Les principales règles à respecter :
.
Transition alimentaire de 3 semaines minimum
.
Sortir les animaux l'après midi de préférence
.
Laisser de la paille et du foin en libre service dans les patures
.
Diminuer progressivement les concentrés azotés de la ration
.
Mettre à disposition des blocs de minéraux à lécher riches sel, magnésium, sélénium et iode
.
La transition alimentaire se fait généralement sur une période de 3 (minimum) à 5 semaines. Plus la mise à l'herbe sera précoce, plus la transition alimentaire pourra être longue et progressive. A savoir : le déprimage est également interessant pour optimiser le pâturage pendant les périodes de sécheresse. .
déprimage :
Faire paturer tôt une parcelle destinée a la fauche sur de l'herbe courte (6 à 7 cm de haut) et jusqu’a 4 à 5 semaines avant la fauche.
.
.
Quelles sont les grandes règles à respecter pour assurer une bonne transition alimentaire ?
.
Une durée de pâturage de 2 à 3 heures par jour la première semaine est recommandée. Cette durée sera ensuite augmentée progressivement.
.
Les animaux seront d'abord sortis l'après midi lorsque leur panse est pleine.
.
Parallèlement à la mise à l'herbe, une diminution progressive des concentrés azotés de la ration devra être effectuée car l'herbe est naturellement riche en azote.
.
Même si l'herbe est riche en certains composés minéraux (phosphore et calcium notamment), elle est plutot pauvre pour d'autres constituants très importants : sel, magnésium, sélénium, iode. Il ne faut donc pas oublier de maintenir l'apport en oligo-éléments par la mise à disposition d'un bloc à lécher.
.
.
Tétanie d'herbage : attention danger !
.
Identifiez les facteurs de risque de tétanie d'herbage à la mise à l'herbe :
.
Pâtures riches en graminées
.
Herbe jeune (printemps et automne)
.
Fertilisation des sols excessive
.
Stress (froid, pluie, vent etc.)
.
Vaches en fin de gestation ou en début de lactation
.
L'herbe jeune et humide est riche en eau, en azote soluble et en potassium. Par contre, elle est généralement pauvre en cellulose, en sodium et... en magnésium. Les bovins mis au paturage sur une pature riche en jeunes graminés au printemps ou à l'automne peuvent donc avoir du mal à absorber les quantités de magnésium nécessaires à leur organisme. Cette absorption est d'autant plus difficile que les premiers jours de paturage peuvent être une source de stress favorisant l'accélération du transit alimentaire. Ce stress peut être accru par des conditions climatiques défavorables (vent, pluie, froid etc.).
.
Dès lors, le risque est que les animaux manifestent des signes de tétanie d'herbage : agitation, tremblements musculaires, hypersensibilité aux stimulus extérieurs, démarche hésitante ou encore convulsions. La tétanie d'herbage peut être mortelle si elle n'est pas traitée à temps.
.
.
Pour prévenir le risque de tétanie d'herbage, il faut entres autres choses penser à :
.
Utiliser des engrais adaptés à l'analyse des sols, équilibrés et modérés en quantité,
.
Eviter les graminées contenant beaucoup d'azote,
.
Complémenter les animaux en magnésium (complément minéral distribué avant la mise a l'herbe, éventuellement bolus),
.
Eviter les stress climatiques (attention aux jours froids et pluvieux en début de saison de paturage, éventuellement retarder la mise à l'herbe si le temps est défavorable),
.
Fournir un bon apport énergétique aux animaux avant la mise à l'herbe et maintenir un apport suffisant en cellulose (foin),
.
Effectuer une transition alimentaire progressive.
..
..
.
Prévenir l'entérotoxémie:
..
.
Identifiez les facteurs de risque d'entérotoxémie :

Jeunes bovins

Mise à l'herbe sans transition

Variations de température et diminution de la motricité intestinale

Traitement antibiotique et variation de la composition de la flore du rumen
L'entérotoxémie est une maladie due à des germes anaérobies : les clostridies et leurs toxines. Elle se manifeste par une mort subite des animaux atteints après une très courte période de fièvre, de diarrhée, de ballonement et de symptômes nerveux. La maladie tue généralement en moins de 24 heures et le traitement est souvent trop tardif pour pouvoir sauver les animaux. L'entérotoxémie a été responsable au printemps 2005 en Isère de la mort d'environ 180 broutards !
.
La maladie se développe à la faveur d'une modification de l'équilibre digestif du bovin. Une mauvaise transition alimentaire au moment de la mise à l'herbe est le risque le plus important de survenue de la maladie. Les jeunes bovins sont particulièrement exposés à l'enterotoxémie.
.
Lorsque les mesures préventives adaptées (transition alimentaire douce, apport de foin) ne peuvent pas être respectées, la vaccination contre l'entérotoxémie s'impose. Elle est peu couteuse (de l'ordre de 0,8 à 1,5 € pour une injection) et facile à mettre en oeuvre. Les vaccins existent dans des présentations adaptées à toutes les tailles de troupeaux (flacons de 1, 8, 20, 25 et même 125 doses !). La primo-vaccination (première vaccination dans la vie d'un animal) se fait en deux injections espacées de 4 à 6 semaines d'intervalle. Elle est réalisée dès l'âge de 2 mois pour un veau issu de mère vaccinée. Si la mère n'a pas été vaccinée, il est possible de vacciner le veau dès l'âge de 15 jours. Les rappels annuels se font en une seule injection.
.

.
.
Gérer le parasitisme...
.
.
Facteurs de risque vis-à-vis du parasitisme:
.
Pas de gel important des pâtures durant l'hiver
.
Zones humides (destruction des larves par la chaleur et la sécheresse),
.
Densité d'animaux élevée en pâture,
.
Sous-alimentation ou carences nutritionnelles (Sélénium)
.
Age des bovins (vache adulte plus résistante qu'une génisse fraichement saillie),
.
Jeunes bovins mâles non castrés plus suceptibles que les taurillons ou les femelles.
.
.
La gestion du parasitisme reste un problème récurrent à chaque mise à l'herbe. Les animaux infestés même de façon "subclinique" ont une croissance ralentie. Les strongles altèrent le fonctionnement de la caillette, la douve détruit le foie, les paramphistomes provoquent des hémorragies dans le rumen. Les retards de croissance qui en découlent ont des conséquences par la suite : broutards qui ont un développement trop lent ou génisses avec un gabari insuffisant à la mise à la reproduction.

L'objectif de la prévention du parasitisme sera de développer au cours des deux premières années de pâturage une immunité forte tout en préservant la croissance des animaux et une valorisation maximale de l'herbe. Pour les animaux plus âgés, cette immunité doit permettre de simplifier au maximum la prévention du parasitisme en limitant les traitements à des interventions ponctuelles et très ciblées contre la douve et/ou le paramphistome. Malheureusement, ces dernières années, on a vu réapparaitre des cas cliniques d'ostértagiose mortelle dans des élevages ayant abandonné toute forme de prévention ! Un laisser-aller qui coûte finalement très cher.

Il faut avoir pour objectif d'éviter les problèmes cliniques liés à l'infestation parasitaire et d'optimiser la croissance des animaux. Cependant il faut également favoriser le développement d'une immunité en permettant le contact avec les parasites.

Ce sont les animaux qui pâturent pour la première ou la deuxième fois qui sont les plus fragiles. Les animaux surprotégés par des traitements antiparasitaires au cours des saisons de pâturage précédents sont aussi particulièrement sensibles. Gérer le parasitisme, c'est d'abord gérer un équilibre.
.
Pour les animaux dont c'est la première saison d'herbage, il faut privilégier l'utilisation de pâtures qui n'ont pas été encore utilisées par des adultes ou animaux de deuxième saison. Les traitements ne s'imposent qu'en cours de saison et/ou si les animaux utilisent les mêmes patures que les vaches (élevages allaitants) ou des bovins plus âgés. Dans ces contextes, les bolus à libération séquentielle peuvent être très interessant afin de réduire le nombre d'intervention sur les animaux tout en favorisant de petits contacts avec les parasites afin qu'une immunité se mette en place. Une bonne gestion du parasitisme la première année, permettra de limiter les traitements les années suivantes.

En deuxième saison de pâturage, il n'est pas trop tard au printemps pour vérifier le niveau d'infestation des animaux que l'on va faire pâturer. Un dosage du pepsinogène sanguin (5 prises de sang à faire sur des génisses de deuxième année) permettra de classer les animaux en trois catégories en fonction des résultats :

Taux
pepsinogène
Interprétation
moins de 800
Animaux n'ayant certainement pas eu de contact suffisant avec les strongles pour développer une immunité. En cas d'infestation non contrôlée le risque parasitaire est important.
Pour ces animaux il vaut mieux procéder comme pour des élèves de première année (voir plus haut).
800 a 1200
Animaux ayant eu un contact avec des strongles suffisant pour établir une immunité.
La prévention est a adapter en fonction des objectif (croissance, âge de mise à la reproduction) et de l'utilisation des parcelles. Un traitement endectocide à la mise a l'herbe suivi d'une deuxième intervention 2 à 3 mois plus tard sont généralement suffisants.
plus de 1200
Bien que nécessairement immunisés, il s'agit d'animaux dont la caillette est déjà très largement envahie par des strongles.
Si aucune mesure de limitation de l'infestation n'est prise (rotation des pâtures, séparation des lots par classes d'âge), un traitement rémanent ou un bolus a libération continue dès la mise a l'herbe s'impose obligatoirement.

Quoiqu'il en soit, ce sont les conditions d'élevage de l'année précédente qui déterminent si oui ou non un traitement est opportun au moment de la mise à l'herbe.

Plusieurs types de traitement existent sur le marché avec pour chacun des objectifs et des fréquences d'administration différents :
.
Traitements non rémanents, c'est-à-dire à action immédiate...
Action de type curative se limitant au jour du traitement
Inutile le jour de la mise à l'herbe mais pouvant être utilisé en cours de saison de pâture si les bovins se révèlent infectés ou en cours de saison à l'occasion de l'ouverture d'une nouvelle parcelle
(ex. estive)
Traitements rémanents
(endectocides...)
Action sur plusieurs semaines sur les parasites intestinaux, respiratoires et externes
Application le jour de la mise à l'herbe

Deuxième traitement 2 à 3 mois plus tard

Faire attention aux temps d'attente lait pour ces produits s'ils sont utilisés sur des génisses pleines
Traitements à libération séquentielle
(bolus...)
Action sur plusieurs mois
(90 à 140j)
Intéressant pour les jeunes en première ou deuxième saison de pâture
Traitement à libération continue
(bolus...)
Action sur plusieurs mois
(90 à 140j)
Animaux placés sur des parcelles intensément pâturées (plus de 2 UGB/ha)
.
Le type de vermifuge doit également être utilisé en fonction de son type d'action. A titre d'exemple, les vermifuges actifs contre les parasites adultes nécessitent une deuxième administration pour tuer les larves transformées en adultes après le premier traitement. Les vermifuges actifs contre les larves inhibées seront quant à eux préférentiellement utilisés à l'automne.

Enfin, différentes techniques de diagnostic permettent de savoir si les animaux sont infectés lorsque les signes cliniques ne sont pas apparents (dosage du pepsinogène pour les strongles digestifs, recherche d'anticorps dans le sang ou le lait pour la grande douve du foie ou encore coproscopie pour les paramphistomes par exemple). Il sera alors possible de cibler précisément le traitement. Une bonne gestion des traitements antiparasitaires permet de réduire les quantités de produits administrées et donc de réduire les résistances parasitaires et les dépenses inutiles!
.
.
Prévoir et gérer sa mise à l'herbe...un exercice difficile!
.
Avant la mise à l'herbe, il faut prévoir prévoir les surfaces devant être paturées et celles devant être fauchées afin de constituer des stocks hivernaux suffisants. Un premier bilan fourrager doit être réalisé dès la fin du printemps après la récolte des ensilages, enrubannages et foins. Ce bilan initial sera corrigée et complété en juillet puis avant la fin de l'été pour tenir compte des conditions climatiques.
.
Recherche
Recherche avancée
Recherche rapide :
Tapez le(s) mot(s) significatif(s)

.
.
Abonnez-vous
Fil RSS
.
Formulaires
AIN
ARDECHE
DROME
ISERE
LOIRE
RHONE
SAVOIE
HAUTE-SAVOIE
.
Informatique
ORANI-WEB
BOVITEL MICRO
COLINE
OVITEL
PARCITEL
Maladies
IBR
BVD
PARATUBERCULOSE
.
Certification et Qualité
ACERSA
CBPE (Charte)
GBPO (Guide Ovin)
Agriculture Biologique
.
Cotations
OFIVAL
.
Equarrissage
Point - ATEMAX
.
Météo
PREVISIONS METEO
.
Fermeture
du site internet
.
Notre serveur est arrêté toutes les nuits pour opérations de maintenance entre 2h et 2h30 du matin
(ni internet -
ni courriels)
.
.

Site Meter

.