| 06/12/2005 |  | Le comportement social des bovins et ses conséquences en élevage
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D'après
 |  | L'organisation sociale des bovins repose sur les relations de dominance et celles, moins connues, d'affinité. Normalement, les relations de dominance participent à la résolution à moindre coût des conflits en canalisant l'agressivité, et les relations d'affinité assurent la cohésion du groupe en atténuant les éventuelles tensions. Cependant, certaines conduites d'élevage, telles que la réduction de l'espace disponible et l'augmentation de la fréquence des réallotements, peuvent perturber l'organisation sociale et devenir facteurs de stress.
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Un article paru dans la revue « Productions Animales » propose des aménagements de conduites visant à assurer la stabilité des relations de dominance et/ou privilégier les relations d'affinité. De tels aménagements devraient faciliter l'intégration de l'animal à son groupe d'élevage. En outre, l'exploitation de certaines caractéristiques sociales des animaux, sélectionnées en fonction des particularités des conditions d'élevage, permettrait d'accroître à moindre coût l'adaptation des bovins et par là de concilier bien-être animal et production. Cet article est disponible sur le site webde la revue :
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M.-F. BOUISSOU, A. BOISSY 2005 :
« Le comportement social des bovins et ses conséquences en élevage » ,
INRA Productions Animales, 18 (1), 87-99.
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http://www.inra.fr/productions-animales/tap2005/Bouissou252.pdf
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 | | Résumé de l’article :
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 |  | Les bovins appartiennent à des espèces sociales et vivent en groupes permanents au sein desquels ils développent des relations stables. Ce haut niveau de socialisation, qui a probablement facilité leur domestication, permet à l'éleveur de gérer les animaux en groupe, leur reproduction et l'élevage des jeunes.
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Les relations de dominance et celles d'affinité constituent la base des relations sociales chez les bovins domestiques. Elles se traduisent par des actes et des postures particulières. Les relations de dominance organisent les interactions agonistiques alors que les relations d'affinité s'expriment au travers d'interactions positives comme le toilettage mutuel. En conditions normales de groupe permanent les relations de dominance sont particulièrement stables et participent à la résolution à moindre coût des conflits. Cependant, leur expression peut être exacerbée par certaines conduites d'élevage entraînant alors des conséquences néfastes pour les dominés. Les relations d'affinité, qui se développent préférentiellement dans le jeune âge, assurent la cohésion ultérieure des groupes et permettent d'atténuer les éventuelles tensions.
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Les importantes contraintes sociales imposées par les conditions modernes d'élevage peuvent être génératrices d'inconfort, voire de stress, qui altère les performances et le bien-être des bovins. Une meilleure connaissance des relations sociales et de leurs mécanismes constitue un outil précieux, pour améliorer l'intégration de l'animal à son groupe d'élevage, en assurant la stabilité des relations de dominance et en privilégiant les relations d'affinité. Par ailleurs, une meilleure gestion des relations au sein du groupe devrait permettre d'accroître l'adaptation des bovins aux conditions d'élevage grâce en particulier aux phénomènes d'entraînement (imitation, leadership) et d'apaisement social.
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 | | Sommaire de l’article :
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 |  | Introduction
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1 / Le comportement social des Bovinés
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1.1 / La structure sociale
1.2 / La communication
1.3 / Les actes et postures utilisés dans les relations sociales
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2 / Les relations sociales des bovins domestiques
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2.1 / Les relations de dominance-subordination
2.2 / Les relations d'affinité
2.3 / Le leadership
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3 / Relations sociales et gestion de l'élevage : prise en compte de la dimension sociale pour concilier bien-être et production
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3.1 / Tensions sociales
3.2 / Influences bénéfiques des relations sociales
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Conclusion
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Références
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 |  | Source: communiqué INRA |
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