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| Page mise à jour le 07/26/2008 |  |
 |  | La lutte contre le varroa passe par des méthodes reconnues et éprouvées
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 |  | Dans l'éditorial du dernier numéro de la lettre à l'adhérent du GDS Apicole de la Savoie (GDSA 73), son président Robert Carron rappelle l'importance d'utiliser des traitements éprouvés et efficaces contre le varroa.
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[Cet hiver, ndr] nous vous alertions sur la forte présence de varroas dans nos colonies. Le déroulement de la saison 2007 avait largement contribué à son développement et sans traitement adapté on ne pouvait que s’attendre à des dégâts importants.
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Malheureusement les faits ont confirmés nos craintes et, s’en est suivi, une mortalité importante avec dans certains cas un anéantissement complet des ruchers.
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Rappelons quelques notions pourtant simples à mettre en œuvre :
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 | il n’existe pas d’autre méthode efficace que l’utilisation d’un acaricide de synthèse pour s’assurer d’une diminution de la pression de varroa sur nos colonies. |
 | ne peut être utilisée qu’une molécule dont le dosage et le mode d’action soient compatibles d’abord avec la santé humaine et aussi avec la survie de nos colonies. En d’autres termes, un apiculteur responsable doit utiliser un traitement disposant d’une AMM. |
 | le traitement doit être fait sitôt la récolte effectuée de sorte que la colonie ait le temps de développer une population et des réserves suffisantes pour assurer son développement au printemps suivant. |
 | la ruche doit être entretenue, si possible désinfectée chaque fois que nécessaire et les cires régulièrement changées. |
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Le temps est révolu où il suffisait de poser une hausse au début du printemps pour être assuré d’une récolte conséquente. "Varroa destructor" est bien installé et nous ne pouvons l’éradiquer pour l’instant. Si nous ne prenons pas les mesures rappelées plus haut, nous perdrons nos colonies avec prolifération des pathologies habituelles : loque européenne, loque américaine, nosémose, virose de la paralysie aigüe, etc...
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Certes, varroa n’est pas responsable de tout : il y a le climat, l’environnement, les maladies contagieuses ou non et les pratiques apicoles. Cependant nous ne pouvons que regretter que trop de collègues encore, s’appuyant sur les publications fantaisistes de certaines revues apicoles où s’illustrent des pseudo-chercheurs, ne suivent pas les conseils prodigués. En particulier après les feuilles de noyers, la poudre d’ail et le sucre glace ont fait des ravages ce printemps dans notre département. Cette pratique obscurantiste qui attribue à l’ail des vertus magiques s'appuie sur une croyance ancestrale : dans la mythologie musulmane, l’ail qui aurait poussé dans les traces des pieds du malin chassé de l’Eden possèderait le pouvoir de faire fuir le diable donc sans aucun doute les varroas de nos ruches! Nous pourrions tout aussi bien conseiller à nos amis de danser le rigodon autour de leur rucher ou, « pour faire tomber les varroas » de traiter les ruches à coups de pied ! En réalité nous pâtissons tous de ces pratiques : l’apiculteur voisin, consciencieux, par la ré-infestation aura œuvré pour rien.
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En ce début juin la météo semble s’acharner sur nos colonies : sous la pluie, dans le froid et le brouillard nos abeilles ont faim et les perspectives de récolte s’éloignent.
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Bon courage à tous.
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Le 16 juin 2008
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 |  | Robert Carron
Président du GDS Apicole de la Savoie
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