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Page mise à jour le 02/09/2009
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Fièvre Catarrhale Ovine : toutes nos rubriques
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la situation et les zones réglementées
- Ain
- Ardèche
- Drôme
- Isère
- Loire
- Rhône
- Savoie
- Haute-Savoie
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les règles de circulation des animaux :
- en France
- échanges et exportations
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la désinsectisation
- animaux
- véhicules et locaux
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la vaccination
- Modalités dans l'Ain
- Modalités dans l'Ardèche
- Modalités dans la Drôme
- Modalités dans l'Isère
- Modalités dans la Loire
- Modalités dans Rhône
- Modalités dans la Savoie
- Modalités dans la Haute-Savoie
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les indemnisations et les aides
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déclaration des suspicions et des cas de fièvre catarrhale
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la transmission de la maladie
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reconnaître et gérer la maladie
- symptomes chez les ovins
- symptomes chez les bovins
- symptomes chez les caprins
- soins aux malades
- prévention
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les analyses : réalisation, interprétation
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Fièvre Catarrhale Ovine (blue-tongue) :
les symptomes, les soins,
la prévention
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La maladie se manifeste habituellement entre entre 2 et 8 jours après les piqûre des insectes. Cette durée reste cependant variable et peut atteindre jusqu’à 20 jours. Elle varie suivant l’espèce animale et suivant les individus.
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Chez les moutons
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Les signes de la maladie,
du plus fréquent au moins fréquent :
Fièvre
Salivation
Ulcères et croûtes (nez, bouche, langue)
Enflure de la face
Perte d’appétit
Apathie, fatigue
Congestion, rougeur des muqueuses
Boiteries
Congestion de la langue (langue bleue)
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Clichés G. BOSQUET SNGTV
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La proportion de moutons malades va de 0 (forme inapparente, détectée uniquement par des analyses) à 100% du troupeau. La mortalité est de 10% à 30%.
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Les symptômes n’apparaissent pas tous sur un même individu mais le troupeau peut en offrir un bon échantillonnage. L’évolution se déroule sur 2 semaines. Elle laisse fréquemment l’animal très affaibli et la convalescence sera longue :
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Fièvre élevée (jusqu’à 42°) et pouvant entraîner parfois une mort presque subite. Perte d’appétit, abattement, fatigue. Attention : une forte fièvre peut provoquer la stérilité des béliers dans les 2 mois qui suivent.
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Au bout d’un jour ou deux, d’autres signes apparaissent :
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- Tête : Salivation importante (le museau est mouillé), petits ulcères et croûtes sur les gencives et les lèvres, rougeur de la bouche, congestion. Conjonctivite. Ecoulement nasal purulent, ulcères et croûtes dans et autour des naseaux. Enflure de la tête (face, sous la mâchoire, oreilles, paupières). Parfois, langue très congestionnée (langue bleue). Parfois torticolis
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- Mamelle : Rougeur intense des trayons et ulcères.

La deuxième semaine est dominée par les troubles musculaires et du déplacement :
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- Membres : Enflure du bas des membres. Congestion du bourrelet au dessus des sabots et ulcères (pouvant aller jusqu’à la chute de l’onglon). Boiteries. Raideur. Immobilité.
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- Autres : Avortements, fort amaigrissement (fonte musculaire), chute de la laine, complications de pneumonie ou de diarrhée. Stérilité des béliers sur une période de durée variable, dans certains cas définitive.
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Attention ! D’autres maladies donnent des signes très proches de ceux de la Fièvre catarrhale. Par exemple : la Fièvre aphteuse. Il faut faire appel au vétérinaire pour qu’il précise le diagnostic (c’est obligatoire, selon la loi) et fasse faire les analyses nécessaire.
.la
Autres maladies des moutons qu’on peut confondre avec la fièvre catarrhale : fièvre aphteuse, ecthyma, nécrobacillose, piétin, panaris, fourbure, polyarthrite, paratuberculose, douve, parasitisme intestinal, intoxications par des plantes (férule, flouve odorante, mélillot officinal, mercuriale), streptococcie, épidermolyse bulleuse, photosensibilisation, peste des petits ruminants, clavelée, maladie hémorragique des cervidés.
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Chez les bovins
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Les signes de la maladie, du plus fréquent au moins fréquent :
Avortements, infécondité, malformations, souvent sans autres signes
Croûtes et ulcères nasaux
Salivation
Fièvre
Conjonctivite
Perte d’appétit
Écoulements nasaux clairs
Faiblesse, fatigue
Rougeur et ulcères des trayons
Boiteries et enflures des membres
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G. Bosquet SNGTVG. Bosquet SNGTVE. Baccus SNGTVD. François SNGTV
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Le nombre de bovins malades va d’aucun (forme inapparente, détectée uniquement par des analyses) à presque tout le troupeau. En 2006, la moyenne était de 7%. La mortalité est possible.
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Comme chez les moutons, les symptômes n’apparaissent pas tous sur un même individu mais le troupeau peut en offrir un bon échantillonnage. L’évolution se déroule sur 2 semaines. Elle laisse fréquemment l’animal très affaibli et la convalescence sera longue :
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Fièvre, parfois de courte durée et pouvant passer inaperçue. Perte d’appétit avec parfois perte de poids, abattement, fatigue, chute de la production de lait.
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Au bout d’un jour ou deux, d’autres signes apparaissent :
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- Tête : Croûtes et ulcères dans et autour des naseaux et dans la bouche, salivation (filet de bave), conjonctivite et larmoiement, écoulement nasal purulent et même teinté de sang, .
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- Mamelle : Rougeur intense des trayons puis ulcères. Les vaches peuvent refuser de se laisser traire ou téter.
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- Membres : Enflure du bas des membres. Congestion du bourrelet au dessus des sabots et ulcères (pouvant aller jusqu’à la chute de l’onglon). Boiteries.
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- Autres : Avortements, fort amaigrissement (fonte musculaire), complications de photosensibilisation (chute de la peau des zones à pelage blanc sur le dos et à la base de la queue), de pneumonie ou de diarrhée.
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Attention ! D’autres maladies donnent des signes très proches de ceux de la Fièvre catarrhale. Par exemple : la Fièvre aphteuse. Il faut faire appel au vétérinaire pour qu’il précise le diagnostic (c’est obligatoire, selon la loi) et fasse faire les analyses nécessaire.
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Autres maladies des bovins qu’on peut confondre avec la fièvre catarrhale : Fièvre aphteuse, maladie des muqueuses (BVD), stomatite papuleuse, IBR, maladie hémorragique des cervidés, peste bovine, coryza gangréneux, panaris, thélite ulcérative.
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Chez les caprins
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Ils sont touchés par la maladie dans des proportions équivalentes à celles des bovins
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Les symptômes dominants sont la fièvre (pouvant être élevée), accompagnée de baisse de lait et de boîteries. On note également de la faiblesse, des avortements, la naissance de chevreaux mal formés, des pneumonies par surinfection bactérienne.
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Soins aux malades
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Il n’y a pas de traitement spécifique (c’est fréquemment le cas dans les maladies à virus). Mais des traitements palliatifs administrés assez tôt permettent de limiter (et non pas d’annihiler) la gravité des symptômes et les mortalités. D’où l’importance de bien connaître les symptômes pour les repérer précocement. L’Agence gouvernementale Belge chargée de la santé des animaux (AFSCA) fait les recommandations suivantes :
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Rentrer les animaux malades pour qu’ils ne soient plus exposés aux rayons du soleil, étant donné le risque de lésions très graves de photosensibilisation.
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Proposer des fourrages ayant une certaine souplesse : herbe jeune, ensilage, balles rondes enrubannées, ... aux aniamux car les plaies dans la bouche les empêchent de consommer une nourriture trop dure et piquante. En cas d'abreuvoirs à palette, donner à boire au seau (les plaies sur le muffle peuvent empêcher d'appuyer sur la palette).
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Ajouter éventuellement la distribution de lait reconstitué aux veaux trop jeunes pour être sevrés et dont les mères ne se laissent plus téter. (Des éleveurs essaient alors de traire ces dernières pour éviter qu’elles ne se tarissent. Mais la tâche peut être très difficile et même dangereuse en raison des réactions de défense dues à la douleur occasionnée par les ulcères de la mamelle). L’application de pommades cicatrisantes et le trempage des trayons dans des produits désinfectants adaptés peuvent accélérer la cicatrisation.
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Du point de vue du traitement médical, le vétérinaire pourra prescrire des anti inflammatoires pour limiter la fièvre (y penser pour tâcher de limiter l'infertilité des béliers !), la douleur et les lésions d’inflammation, de congestion et d’oedème. En cas de plaies étendues ou de surinfection des poumons, les antibiotiques pourront êtreindispensables.
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Prévention
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La vaccination est l'instrument majeur de la lutte contre le virus de la fièvre catarrhale. La mise à disposition de vaccins contre les sérotypes 1 et 8 est en cours et va se poursuivre jusqu'à l'automne (voir notre page sur la vaccination). Les objectifs sont :
- la prévention des symptômes et de la mortalité,
- la limitation de l’extension géographique de la maladie, puis son éradication basée sur la réduction de la circulation du virus,
- la possibilité pour les animaux des zones touchées de circuler vers les zones indemnes.
Ces objectifs seront certainement atteints, comme le montre l'expérience, déjà longue en la matière, de la Corse et d'autres régions ou pays du Sud de l’Europe contre d’autres types de virus.
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Dans l’attente, la prévention repose sur les mesures réglementaires de limitation de la circulation des animaux à partir des zones touchées et des zones environnantes. Ces mesures sont d’efficacité limitée. Elles n’empêchent pas le transport à distance de moucherons infectés par le vent. La maladie peut donc continuer à se répandre par bonds successifs, même si c’est plus lentement.
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Reste à essayer d’empêcher que les animaux soient piqués par les moucherons. Plus facile à dire qu’à faire. Il semble, toutefois, que les animaux protégés soient moins malades parce qu’ils sont moins piqués et qu’ils reçoivent moins de virus.
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Une mesure de protection (pas toujours applicable quand les animaux sont dans des pâtures lointaines en été) consiste à les rentrer entre le coucher et le lever du soleil, aux heures où les moucherons sont les plus actifs. Mais il a été montré que les moucherons pénètrent aussi dans les étables.
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On peut essayer de protéger directement les animaux, les locaux et les véhicules de transport par des traitements insecticides. Cette mesure est obligatoire dans les périmètre interdits et pour certains déplacements d'animaux, y compris à l'exportation. Pour plus de détails, voir notre page désinsectisation.
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