| 15/02/2006 |  | Programme de vaccination contre l'influenza aviaire de certains élevages d'oies et de canards en France
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 |  | L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) a été saisie le 10 février par le Ministre de l'Agriculture et de la pêche d'une demande de réévaluation des différents avis qu'elle avait précédemment exprimés, eu égard aux derniers évènements relatifs à la situation épidémiologique de l'influenza aviaire.
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En réponse à cette saisine et considérant l'aggravation du risque de contamination de l'avifaune française, l'Afssa, dans son avis du 14 février, a formulé plusieurs recommandations, dont la vaccination préventive des espèces canards et oies si leur claustration ne peut pas être mise en ouvre, et ceci dans les zones humides à risque des départements des Landes, de la Loire-Atlantique et de la Vendée.
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De plus, l'Afssa recommande d'initier dès que possible cette vaccination, compte tenu des délais nécessaires à sa mise en ouvre et à l'instauration d'une immunité post- vaccinale.
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 |  | Programme de vaccination
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 |  | Les autorités françaises, suivant les recommandations de l'Afssa, ont décidé de mettre en ouvre un programme de vaccination préventive contre l'influenza aviaire. Ce programme sera mis en ouvre dès que la Commission européenne, après avis des Etats membres, aura notifié son autorisation.
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 |  | Zone géographique concernée par ce programme :
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 |  | Le programme de vaccination concernera les exploitations d'élevage situées dans les zones à risque des 3 départements cités :
- dans le département des Landes : 125 communes
- dans le département de la Loire-Atlantique : 22 communes
- dans le département de la Vendée : 128 communes
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 |  | Types d'élevages et espèces concernés:
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 |  | Le programme de vaccination concernera les élevages d'oies et de canards pour lesquels la claustration n'est pas réalisable. Il s'agit d'élevages qui sont conduits en plein-air, sans bâtiment ou avec des bâtiments de capacité insuffisante ne permettant pas le confinement de la totalité des volailles détenues (ce qui est le cas de la plupart des élevages de canards et d'oies).
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Les petits élevages de moins de 100 volailles ne seront pas concernés par le programme de vaccination, ils devront être impérativement claustrés.
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En définitive, la vaccination ne concernera que les espèces oies et canards. Environ 2000 élevages représentant 2 millions d'animaux seront vaccinés.
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 |  | Vaccins utilisés
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 |  | Les vaccins utilisés dans le cadre de ce programme seront des vaccins inactivés permettant de conférer une protection immunitaire vis-à-vis du virus H5N1 et qui bénéficieront des autorisations administratives nécessaires délivrées par l'Agence nationale du médicament vétérinaire (autorisation temporaire de vente aux professionnels -ATVAP- et autorisation temporaire d'utilisation -ATU-).
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De plus ces vaccins devront permettre la différenciation des anticorps post-vaccinaux de ceux consécutifs à l'infection éventuelle par une souche sauvage.
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Ils seront utilisés selon les instructions du protocole préconisé par les fabricants (injection par voie intramusculaire ou sous-cutanée selon le cas, avec rappel si nécessaire dans le délai recommandé).
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Le Ministère de l'Agriculture et de la Pêche a passé un marché public avec deux instituts producteurs de vaccins :
- un 1er marché pour la fourniture de 15 millions de doses pouvant être augmenté jusqu'à 60 millions de doses, si nécessaire, d'un vaccin destiné à toutes espèces de volailles ; les 1ères livraisons sont programmées dès la semaine prochaine,
- un 2ème marché spécifique pour les canards, de 3,5 à 14 millions de doses.
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 |  | Réalisation de la campagne de vaccination
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 |  | Dans chaque élevage, la vaccination sera effectuée par des équipes de
vaccinateurs directement placées sous la responsabilité d'un vétérinaire sanitaire.
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L'approvisionnement et la distribution des vaccins aux opérateurs seront assurés sous la supervision des directions départementales des services vétérinaires (DDSV).
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Chaque délivrance de vaccins fera l'objet d'un enregistrement précisant l'identité du vétérinaire sanitaire responsable des opérations de vaccination, les quantités délivrées, les élevages concernés et l'effectif de ces élevages.
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Chaque vétérinaire sanitaire rendra compte au directeur des services vétérinaires concerné des opérations de vaccination effectuées en lui transmettant un rapport d'intervention permettant l'identification des élevages, le nombre de volailles vaccinées et la date de la vaccination.
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Les doses résiduelles de vaccin non utilisées devront être détruites par les vétérinaires sanitaires et faire l'objet d'un enregistrement.
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Des prélèvements sanguins seront effectués si nécessaire pour vérifier le statut immunitaire des animaux et apprécier leur séroconversion.
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La campagne de vaccination se déroulera durant le mois de mars. Trois semaines seront vraisemblablement nécessaires pour vacciner l'ensemble des volailles concernées par le programme.
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L'organisation logistique de ce programme de vaccination est en cours dans les départements concernés.
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 |  | Surveillance des élevages vaccinés
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 |  | La vaccination sera systématiquement assortie de la mise en place d'une surveillance post-vaccinale des élevages vaccinés dont les modalités (échantillonnage, type d'analyses à mettre en oeuvre, recours à des oiseaux sentinelles, visites mensuelles par le vétérinaire sanitaire) seront précisées par le laboratoire national de référence.
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 |  | Traçabilité et devenir des oiseaux vaccinés et de leurs produits
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 |  | Tous les élevages vaccinés seront identifiés et enregistrés de façon telle à permettre une traçabilité des animaux et de leurs produits.
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Toute sortie de volailles vaccinées ou de leurs produits hors de leur élevage d'origine ne pourra se faire que sur autorisation du DDSV qui délivrera un laissez-passer permettant une traçabilité aval des mouvements.
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En ce qui concerne le devenir et la destination des volailles vaccinées et de leurs produits, les dispositions suivantes sont proposées :
- volailles vivantes : réservées au marché national,
- oeufs à couver et oiseaux issus de ces oeufs : réservés au marché national,
- viandes et produits à base de viandes de volailles : pas de restrictions envisagées.
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 |  | Source : DGAL |