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page mise à jour le 03/05/2006
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16/10/2005Influenza aviaire :
l'AFFSA formule 4 recommandations à l'attention des éleveurs
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Il ne faut pas faire d'amalgame entre l'influenza aviaire et les risques de pandémie grippale humaine. Tel est, en résumé, le message lancé via un communiqué de l'AFP vendredi 15 octobre par Jeanne Brugère-Picoux, professeur à l'Ecole Nationale Vétérinaire de Maison Alfort et spécialiste mondialement reconnu de pathologie aviaire. Un message que s'évertuent également à rappeler les GROG, les groupes régionaux d'observation de la grippe. Une réalité malheureusement souvent mal comprise. De son côté, l'AFSSA rappelle le danger que représente l'influenza aviaire pour les élevages de volailles et fait le point sur les mesures de protection à adopter dans notre pays.
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Un gros danger pour les oiseaux et... uniquement les oiseaux
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Pour en savoir plus sur l'historique de l'actuelle épizootie de grippe aviaire et la grippe en général :
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site du laboratoire de génétique des génomes bactériens de l'Institut Pasteur
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site des groupes régionaux d'observation de la grippe (GROG)
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le point sur la grippe aviaire (AFSSA)

Voir également :
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La DDSV38 fait le point

- filet volaille
- pédiluve
- désinfectant
- combinaison
- masques FFP2
- lunettes
- gants
- etc ...
Il existe 3 types de virus influenza : A, B, et C. Tandis que les types B et C sont uniquement présents chez l'homme, le type A est partagé avec les oiseaux et le porc. Mais la distinction entre souche humaine et aviaire est importante car elle correspond à des propriétés virales bien particulières. Il y a entre l'homme et les oiseaux une grande distance génétique, et le pouvoir pathogène des virus est très spécifique à leur espèce cible. Le virus H5N1 qui atteint la volaille est pathogène pour... la volaille et uniquement la volaille. Malheureusement cette spécificité du pouvoir pathogène n'empèche pas le portage sain. L'homme peut être un vecteur (passif) du virus aviaire et inversement, les oiseaux vivants peuvent transporter sans en être malades les virus humains.
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Le type A du virus influenza est en perpetuel "changement". Aussi le classe-t-on en sous-type en fonction de deux protéines que l'on trouve à la surface des particules virales : l'hemaglutinine (H) et la neuraminidase (N). A ce jour, 16 sous-types H (H1 à H16) et 9 sous-types N (N1 a N9) sont connus, toutes les combinaisons étant possibles. Ce classement est important car il caractérise la capacité du virus à provoquer une maladie grave (hémaglutinine) mais détermine aussi les possibilités d'immunisation croisée (neuraminidase).
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Le virus aviaire frappe régulièrement dans les élevages de dindes et de canards. Sur les poulets, en France, la dernière grande épizootie a sévit en 1948. D'autres épizooties sont survenues dans le monde. Le virus en cause dans l'épizootie actuelle est apparu voici maintenant plus de trois ans en Asie.
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La gravité de l'infection par les virus influenza sont très variables en fonction des souches virales et des espèces touchées. Les symptômes (signes cliniques de la maladie) sont frustes, difficiles à observer chez les oiseaux. Ainsi, chez le poulet et les dindes, la mortalité va de moins de 1 p.cent à 100 p.cent lorsqu'on est en présence d'un sérotype comme le H5 ou le H7. Le virus s'attaque aux muqueuses : les oiseaux qui meurent présente des lésions hémmorragiques dans l'intestin, la graisse abdominale, et divers organes (d'ou l'ancienne désignation de cette maladie sous le nom de "peste aviaire").
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Certains pays sont régulièrement confrontés au virus de l'Influenza aviaire : Mexique, Etats-Unis, Canada. Dans ces pays, la vaccination est régulièrement mise en oeuvre. Elle est toutefois rendue très difficile à cause de la très grande multiplicité des souches virales. Même avec une vaccination, face aux souches les plus virulentes on a recours aux abattages afin d'empêcher la persistance à l'état endémique de l'infection.
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La contagion se fait par le biais des anatidés sauvages...
et du commerce des oiseaux
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Les oiseaux sauvages présentent des sensibilités très variables aux virus influenza. Ceux d'entre eux qui sont peu sensibles herbergent le virus et l'excretent dans leur fientes. Lorsqu'ils arrivent sur un nouveau site au cours de leur migration, ils contaminent les eaux et par conséquent les populations avicoles autochtones.
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L'autre risque, c'est celui qui porte sur l'échange d'animaux vivants : commerce ou trafic d'oiseaux d'ornement et de volaille de chair vivante en provenance de pays infectés, ou comme en Turquie, importation de dindes pour l'élevage depuis des zones ou sévit l'épizootie. Les voyageurs qui se rendent en Asie et auraient des contacts étroits avec les oiseaux là-bas ainsi qu'à leur retour peuvent aussi véhiculer le virus de manière passive.
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Un virus fragile et pas facile a mettre en évidence
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En cas de suspicion de grippe, des écouvillonnages de trachées et cloques doivent être réalisés sur les volailles vivantes. Sur les oiseaux morts, on prélèvera contenu intestinal, tachée, poumons, sacs aériens, cerveau, rate, foie, coeur. Tous les échantillons doivent être placés aussitôt après le prélèvement dans un milieu tamponné à pH 7-7,4 et acheminés au laboratoire d'analyse à +4°C dans les plus brefs délais.
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Les influenza appartiennent aux orthomyxovirus. Une famille de virus à ARN et à enveloppe lipidique plutôt fragiles, même si le froid ou le gel, l'humidité, et l'eau douce sont favorables à leur persistance et leur diffusion via l'environnement. A l'inverse, les virus influenza sont particulièrement sensible à l'acidité, au sel, et aux U.V. ! Une caractéristique qui malheureusement n'a pas empéché la propagation du virus dans le sud-est asiatique.
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Le diagnostic de l'influenza aviaire nécessite d'obtenir des prélèvements sur des oiseaux vivants. La technique consiste à l'inoculer du matériel prélevé sur des oiseaux malades ou juste morts à des oeufs embryonnés. Après quelques jours d'incubation, on prélève l'allantoide dans laquelle on recherche la présence d'agents hémaglutinants. Si on en trouve, il faut encore faire plusieurs analyses avant de conclure à la présence d'un virus influenza et de le caractériser. D'autres techniques comme par exemple la sérologie ELISA et la RT-PCR sont également utilisée pour les enquêtes épidémiologiques.
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Supprimer l'abreuvement et le nourrissage sur les parcours en plein air
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Pour les élevages domestiques français, le risque d'introduction du virus H5N1 se situe essentiellement au niveau des oiseaux migrateurs qui pourraient apporter le virus.
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Sur proposition de l'AFSSA, le Ministère de l'Agriculture a dressé une liste de recommandations que les éleveurs devraient mettre en pratique :
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éviter les contacts entre l'avifaune sauvage et les volailles domestiques en protégeant les points d'abreuvement et les mangeoires de parcours.
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éviter les sources de contamination comme l'utilisation d'eau provenant de plans d'eau pouvant héberger des oiseaux migrateurs.
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renforcer les bonnes pratiques sanitaires destinées à protéger les élevages vis-à-vis de toute contamination provenant d'autres élevages, notamment par des pédiluves aux entrés et sorties, des combinaisons de protection,
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redoubler de vigilance à l'égard de tous symptômes de mortalité ou baisse de consommation, de croissance ou de ponte, en l'absence de toute cause clairement établie.
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Important :
Le 25 octobre les mesures adoptées par le gouvernement français ont été revues incluant notamment la claustration des volailles dans les zones exposées aux flux migratoires.
D'autres pays comme les Pays-Bas vont plus loin, en demandant à tous les élevages de mettre les vollailles à couvert. En France, où 25 p. cent de la production nationale est réalisée en plein air, l'application pratique de cette mesure soulève de nombreuses difficultés. Elle serait cependant souhaitable au moins dans les zones qui accueillent de nombreux oiseaux migrateurs aquacoles (cote atlantique, golfes, détroits, marais sur d'importantes étendues...).
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Une autre piste est évoquée dans le rapport de l'AFSSA : la vaccination. Lors de la publication du rapport (fin août 2005) seul 2 vaccins succeptibles de présenter un intérêt vis-à-vis de H5N1 sont disponibles. Le rapport recommande la vaccination à partir du moment où la présence du virus serait identifiée en Europe occidentale ou s'il atteint le continent africain, au printemps lors du retour en masse des oiseaux migrateurs. Ce sont les palmidèpes domestiques élevés en plein air à proximités de zone exposés qui seraient concernés.
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Affolement inutile en ce qui concerne l'homme
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Le virus H5N1 inquiète également car on a établi à plusieurs reprises sa capacité à provoquer chez l'homme de graves infections. A ce jour, le virus de la "grippe du poulet de Hong-Kong", qui est apparu en 1997, a tué une soixantaine de personnes, toutes en Asie.
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A chaque fois, ces infections se sont produites dans un contexte très particulier : proximité, travail et manipulation des poulets vivants, entrainant une inhalation directe très importantes de poussières et de fientes provenant d'oiseaux malades, présence de co-infection par un virus grippal humain ou d'autres affections respiratoires graves. La grippe aviaire n'est qu'un risque professionnel pour les éleveurs, les techniciens d'abattoir, les vétérinaires et les laborantins.
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Mais ces infections surprennent la communauté médicale. Jusqu'à présent, le porc semblait être un intermédiaire obligatoire entre l'oiseau et l'homme. Les pandémies de grippe ont toujours pris naissance naissance en Extrême-Orient où une population très dense vit en contact étroit avec les animaux. L'élevage conjoint du porc et du canard favorise le passage du virus entre ces deux espèces. Les canards domestiques sont contaminés par des canards sauvages migrateurs. Les porcs respirent de grandes quantités de virus aviaires dans les fientes. Si le porc est également contaminé par un virus humain, un virus hybride peut apparaître. Ensuite, les fermiers sont contaminés par voie respiratoire par le nouveau virus. Après quelques mutations et à condition d'être suffisamment nouveau pour ne pas être immédiatement éliminé par le système immunitaire, le nouveau virus s'adapte à l'homme et peut commencer à se répandre.
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Pour l'instant aucune transformation aboutissant à une forme véritablement contagieuse entre humains du virus H5N1 n'a eu lieu jusqu'à présent. Y en aurait-il une, le virus résultant serait forcément différent à la fois de celui qui touche aujourd'hui les oiseaux, comme de ceux rencontrés chez l'homme. Quant au résultat d'une telle recombinaison, il y a bien plus de chances qu'elle perde en pathogénicité qu'elle n'en gagne. En fait, le virus influenza n'a nul besoin de la grippe aviaire à H5N1 pour se transformer en un virus succeptible d'entrainer la forme maligne ou sur-aigue de la grippe. Et la contamination inter-humaine n'a nul besoin des oiseaux aujourd'hui : les échanges et les voyages sont largement suffisant pour assurer la propagation d'une pandémie inter-humaine.
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Des précautions classiques face à la grippe sont donc justifées : vaccination pour les sujets fragiles contre la souche humaine actuelle et arrêt du tabagisme. Mais c'est sans rapport avec la grippe aviaire. Ni avec une hypothétique ou possible future pandémie. Ce dont il faut se prémunir, c'est de la grippe humaine classique, car même en l'absence de pandémie, elle touche chaque hiver selon les années entre 2 et 9 millions d'individus en France. Pour un coût de traitement compris entre 30 et 80 euros, et des arrêts de travail en moyenne de 5 jours. A noter que chez les fumeurs réguliers, lorsqu'ils consultent le médecin pour la grippe, les arrêts de travail sont systématiques et dans 23 % des cas ils dépassent les 10 jours !
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MD.