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Page mise à jour le 07/15/2011
La Besnoitiose Bovine
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Voir également :

Ecole Nationale Vétérinaire de Lyon : la Besnoitiose

Les plans de lutte contre la besnoitiose des GDS de Rhone-Alpes :

GDS01
GDS07
GDS26
GDS38
GDS42
GDS69
COPELSA
GDS74
La Besnoitiose, maladie parasitaire, peut atteindre gravement le cheptel bovin. Cette maladie est apparue relativement récemment en région Rhône-Alpes. Pour les éleveurs, il est indispensable de savoir prévenir son apparition et, lorsque le troupeau est infecté, de la combattre efficacement afin d'en maîtriser les conséquences sur les animaux.

Télécharger la plaquette de recommandation de GDS Rhône-Alpes :
GDSRA_besnoitiose_201103.pdf ( 2,5 Mo )
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Télécharger la fiche d'information des GDS et GTV PACA sur la besnoitiose :
FRGDS_GTV_PACA_plaquette_besnoitiose.pdf ( 1,5 Mo )
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Télécharger également les articles publiés dans le bulletin des GDS :
novembre 2008 :novembre 2010 :
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Où est présente la Besnoitiose ?
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La Besnoitiose bovine est bien connue en Afrique subsaharienne, au Moyen orient, en Asie, mais aussi en Europe du sud (Espagne, Portugal, Italie, France…).
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En France, cette maladie émergente est en extension au sud d’une ligne Nantes Lyon. Ces dernières années, elle est apparue dans plusieurs départements y compris en Rhône-Alpes et son extension géographique semble s’accélérer.
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Elle apparaît d’abord par foyers disséminés, puis diffuse autour pour devenir endémique. Elle est peu connue des éleveurs et des vétérinaires en dehors des foyers anciens des Pyrénées.
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La Besnoitiose est pourtant une vieille maladie dont on parle depuis l’époque romaine. On la pensait proche de l’extinction dans les années 80 en France, puis elle a de nouveau diffusé à partir des années 1995-2000.

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La transmission de la maladie et les symptômes :
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La Besnoitiose se propage par les mouvements d’animaux infectés et, localement, elle est surtout transmise par les piqûres d’insectes hématophages (taons, stomoxes, …) et l'utilisation d’aiguilles à usage multiple dans les élevages infectés.

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La maladie atteint tous les bovins quelle que soit leur race mais, de manière plus importante, les jeunes à partir d’un an et les taureaux qui deviennent définitivement stériles.
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La Besnoitiose touche souvent quelques individus dans un troupeau, mais parfois, des lots entiers de génisses sont contaminés donnant à la maladie une allure pseudo épidémique.
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La maladie incube au minimum une semaine puis se manifeste en trois phases successives, d’intensité variable :
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=> 3 à 10 jours : une phase fébrile avec une forte fièvre. Le bovin est essoufflé, le nez et les yeux coulent (écoulement clair).
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=> 1 semaine à 3 semaines : une phase d’oedèmes qui se forment sous la peau devenue chaude et douloureuse (chanfrein, auge, membres, mamelles, …).
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=> Plusieurs mois : phase de sclérodermie. La peau s’épaissit, se plisse ; des crevasses se forment et s’infectent ; des kystes peuvent apparaître notamment sur les yeux. L’état général se dégrade et peut aller jusqu’à la mort ou l’euthanasie.
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Etant donné son mode de transmission, la maladie est plutôt saisonnière (juin à octobre) mais il existe des cas hivernaux (réactivation des kystes…).
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La détection pose un réel problème : méconnaissance, premiers symptômes non spécifiques, période de gros travaux où les animaux (allaitants en particulier) sont au parc donc difficiles à observer régulièrement.
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Par ailleurs, la contamination d’un bovin ne se traduit pas toujours par l’apparition de signes cliniques. De nombreux porteurs ne peuvent être détectés que par sérologie (ces derniers mois, des tests relativement fiables ont été mis au point). Il n’existe pas encore de test précoce de dépistage ; la sérologie se positive au bout de 3 ou 4 semaines.
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Au bout de quelques années (5 ou 6 ans), il semblerait que la maladie s’atténue dans un élevage, sans cas cliniques. C’est une illusion de disparition de la maladie qui s’est installée à l’état endémique. De nouveaux cas peuvent resurgir sans raison notoire.
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Le traitement :
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Détectée précocement, la Besnoitiose peut être traitée dans les tous premiers jours par de fortes doses d’anti-infectieux (sulfamides).
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Le bovin malade peut alors reprendre du poids, vêler normalement ou être engraissé pour être commercialisé car la viande est consommable.
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Cependant, traités et guéris (en apparence), les animaux restent porteurs de la maladie et représentent des réservoirs (les kystes persistent de nombreuses années). Ils peuvent également rechuter.
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Un traitement tardif (au-delà de la phase d’oedèmes) est sans effet.
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Les conséquences pour l’éleveur :
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Sauf cas exceptionnels (vus sur des cheptels vierges brutalement infectés), la Besnoitiose est responsable d’une mortalité assez faible mais il est parfois nécessaire d’euthanasier des animaux trop gravement atteints.
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En revanche, elle entraîne des pertes économiques très importantes :
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- baisse de production due à la morbidité et à la mortalité
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- infertilité (la stérilité des taureaux infectés est souvent définitive)
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- moins value économique des animaux commercialisés
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- réforme précoce des bovins atteints et problème de renouvellement des cheptels
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- coût élevé et contrainte des traitements longs, pour des résultats souvent peu probants.
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La prévention :
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A ce jour il n’existe pas de vaccin.
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Compte tenu des difficultés d’identification de la maladie et de traitement, d’espoir limité de l’éradiquer dans un troupeau et des fortes conséquences économiques, la prévention doit être stricte, d’une part, pour éviter son introduction dans le troupeau et, d’autre part, pour limiter la propagation.
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Pour cela, il faut :
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1 - Limiter les introductions d’animaux et les mouvements, type estive en zone infectée.
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2 - Contrôler tous les achats en sérologie (test Elisa avec confirmation en Western Blot pour les résultats douteux).
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3 - Examiner attentivement (vétérinaire) la sclère oculaire et les zones à peau fine (pli de la queue et appareil génital) pour détecter des aspects granuleux dus aux kystes et faire pratiquer, en cas de doute, des sérologies (idem achat).
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4 - Repérer et éliminer les animaux contaminés lors des mouvements (estives, introductions, …).
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5 - Observer régulièrement les animaux en période estivale, détecter la phase fébrile et, si possible, rentrer tout bovin qui s’arrête de manger ou qui reste isolé.
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6 - Limiter les contacts avec les insectes piqueurs, vecteurs de la maladie (traitements renouvelés toutes les quatre semaines).
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En cas de présence avérée de la maladie sur un ou plusieurs sujets, il convient de prélever du sang sur la totalité des bovins de plus de 5 mois, pour effectuer une sérologie individuelle. Cette série de sérologies permet d’évaluer l’intensité de l’infection dans le troupeau (prévalence) et de choisir une stratégie de contrôle.
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