| 21/09/2005 |  | Influenza aviaire :
la Direction Départementale des Services Vétérinaires fait le point
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Voir également :
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4 recommandations de l'AFSSA
..et ne pas faire l'amalgame
Foire au Question (GDS69) :
 | | Qu’est-ce que la grippe aviaire ?
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 | La grippe aviaire est une maladie infectieuse, virale et très contagieuse spécifique aux oiseaux.
Il existe un très grand nombre de souches virales. La virulence de chaque souche détermine la gravité de la maladie. Ainsi l’épidémie qui sévit depuis 2003 en Asie du Sud Est et qui a entrainé la mort ou la destruction de plus de 125 millions d’oiseaux est due au virus grippal A (H5N1).
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Toutes les espèces d’oiseaux, domestiques ou sauvages, sont sensibles à cette maladie.
Les poules et les dindes sont les espèces les plus sensibles.
Les canards sont moins gravement atteints et peuvent servir de réservoir au virus.
Les pigeons paraissent peu ou pas sensibles au virus de la grippe aviaire.
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La période d’incubation de la maladie est de 3 à 5 jours. Les signes à observer sont en priorité :
- la diminution de l’appétit
- une réduction considérable de la production d’œufs,
- et surtout pour les formes graves, des symptômes digestifs, respiratoires nerveux évoluant très rapidement vers la mort qui peut atteindre 90 à 100 % des volailles.
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 | | Comment circule le virus ?
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 |  | Le virus est transmis essentiellement par contact entre animaux sains et animaux malades. Les secrétions respiratoires et les matières fécales sont très contaminantes.
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Le matériel, les véhicules, les mains et les vêtements des personnes au contact d’animaux malades peuvent transmettre indirectement la maladie car le virus est relativement résistant.
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L’eau de boisson et la nourriture contaminées présentent également un risque.
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 | | Quelle est la situation en France, en Europe et dans le Monde ?
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 |  | Le dernier foyer de grippe aviaire reconnu en France date de 1948.
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La France est considérée comme un pays indemne.
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En Europe des foyers de maladie sous sa forme grave ont été déclarés au Pays Bas en mars 2003 entraînant la destruction de 30 millions de volailles.
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L’Italie a été particulièrement touchée ces dernières années avec 7 foyers en 1997, 1 en 1998, 67 en 1999 et 392 en 2000.
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Au niveau international, des foyers ont été déclarés en Australie en 1997.
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Des épisodes sont régulièrement enregistrés dans les pays du Sud Est asiatique tels que Hong-Kong depuis 2002 et le Vietnam, la Thailande et l’Indonésie depuis fin 2003.
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Des cas ont été détectés en 2004 aux Etats-Unis, au Canada et en Afrique du Sud.
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La maladie a progressé géographiquement puisque pendant l’été 2005 la Russie et le Kazakhstan ont déclaré des foyers de grippe aviaire.
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 | | La grippe aviaire est-elle transmissible à l’homme ?
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 |  | La transmission du virus de la grippe aviaire à l’homme est exceptionnelle mais possible.
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Tous les cas recensés semblent liés à un contact étroit avec des oiseaux malades ou infectés.
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La maladie provoque des conjonctivites et/ou un syndrome grippal banal, comparable à une grippe humaine classique.
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Un vétérinaire belge est décédé de complications respiratoires lors de l’épidémie de grippe aviaire de 2003 et 52 décès en Asie du sud Est sont imputés à cette maladie.
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Cette maladie fait l’objet d’un suivi attentif des autorités sanitaires car une personne simultanément infectée par un virus de la grippe humaine et un virus de la grippe aviaire pourrait favoriser les échanges de matériel génétique entre les deux virus. Une telle mutation pourrait entraîner l’apparition d’un nouveau type de virus susceptible de s’adapter plus facilement à l’homme. Ainsi la transmission inter-humaine de ce nouveau virus serait possible et avoir pour conséquence un risque d’épidémie.
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 | | La viande de volaille et les œufs présentent-ils des risques ?
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 |  | Non, la viande et les œufs ne présentent aucun risque pour la consommation
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 | | La vaccination des volailles est-elle possible ?
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 |  | L’efficacité des vaccins actuellement disponible est faible.
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Par ailleurs la vaccination ne représente pas un moyen suffisant pour résoudre tous les problèmes, notamment celui de l’excrétion du virus par des animaux vaccinés.
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Un avis complémentaire sur la disponibilité des vaccins, leurs intérêts et leurs limites a été demandé à l’AFSSA.
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 | | Les oiseaux sauvages présentent-ils un risque ?
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 |  | Les oiseaux sauvages, et plus particulièrement les oiseaux migrateurs, sont susceptibles de transporter le virus d’un continent à un autre. L’AFSSA a estimé que ce risque était réel mais difficilement mesurable.
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Les autorités sanitaires françaises formulent diverses recommandations à titre de précaution :
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- les éleveurs doivent éviter toute pratique d’élevage favorisant la promiscuité entre oiseaux domestiques et oiseaux sauvages, telles que le nourrissage et l’abreuvement à l’extérieur des bâtiments, l’accès aux mares et aux plans d’eau. La mesure de claustration des animaux dans les bâtiments d’élevage, décidée aux Pays Bas à la fin du mois d’août 2005, n’a pas été jugée nécessaire compte tenu de la nature de la situation sanitaire actuelle.
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- les oiseaux appartenant aux espèces de gibier d’eau, utilisés comme appelants ou appeaux doivent être strictement tenus à l’écart des volailles domestiques et être soignés par des personnes n’ayant pas à s’occuper de volailles ou d’autres oiseaux domestiques.
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 | | Quelles sont les mesures prises pour éviter l’introduction de la grippe aviaire en France ?
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 |  | 1) réglementation à l’importation :
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- l’importation de volailles vivantes et d’œufs à couver en provenance de pays d’Asie n’est pas autorisée vers l’Union Européenne.
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- les oiseaux de volière destinés à la vente et les oiseaux de compagnie accompagnant les voyageurs sont interdits dans l’Union Européenne
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- des conditions sanitaires restrictives réglementent l’importation de viandes de volailles et de produits transformés à base de viande de volailles.
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2) renforcement de la surveillance de la faune sauvage :
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Toute mortalité anormale constatée au sein de l’avifaune doit être signalée. Un réseau de surveillance de l’état de santé des populations d’animaux sauvages, dénommé réseau SAGIR, existe depuis de nombreuses années. Les contacts sont l’ONC, la fédération départementale des chasseurs et le laboratoire vétérinaire départemental.
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3) surveillance des élevages de volailles :
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- la grippe aviaire, dans sa forme grave, est une maladie réputée légalement contagieuse. A ce titre toute suspicion clinique par les éleveurs ou les techniciens d’élevage doit être déclarée au vétérinaire sanitaire de l’élevage qui a l’obligation, s’il valide cette suspicion, de la notifier à la direction départementale des services vétérinaires.
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- depuis l’année 2000, les services vétérinaires ont réalisé une surveillance des élevages de volailles grâce à des prélèvements réalisés dans 1000 élevages par an disséminés sur toute la France. Compte tenu de la nouvelle situation du risque, il a été décidé de doubler le nombre d’élevages plein air devant être prélevés. Une centaine de prélèvements devraient être effectués avant la fin de l’année 2005 en Rhône Alpes dont 7 en Isère.
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4) rappel des bonnes pratiques d’élevage :
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Les bonnes pratiques sanitaires sont de la responsabilité de tout professionnel. Elles peuvent être recommandées aux éleveurs amateurs.
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- en ce qui concerne les personnes : pédiluves aux entrées et aux sorties des élevages, combinaison individuelle de protection, charlotte et bottes réservées à l’élevage
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- matériel dédié à l’élevage qui doit être nettoyé et désinfecté après chaque utilisation, et dans la mesure du possible ne pas sortir de l’exploitation
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- éviter le contact des volailles avec les autres espèces domestiques ou sauvages
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- retirer sans délai les cadavres et les stocker dans un emplacement protégé dans l’attente du passage de l’équarrisseur ( idéalement conserver les cadavres dans un congélateur réservé à cet effet )
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- stocker l’aliment dans un endroit propre et sec
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- fournir aux volailles une eau de boisson de qualité maîtrisée
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Il est rappelé enfin que la tenue du registre d’élevage ( notamment programmes de prophylaxie, mortalités, résultats de performance, traitements thérapeutiques…) est obligatoire.
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 | | Quelles sont les mesures de lutte en cas d’apparition de la maladie ?
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 |  | Il existe un plan d’urgence national décliné en plan départemental sur approbation du préfet, mis immédiatement en œuvre et qui prévoit :
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- en cas de suspicion : la mises sous surveillance de l’exploitation suspecte, la réalisation de prélèvements pour analyse et la réalisation d’une enquête épidémiologique
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- en cas de confirmation : l’abattage et la destruction sur place de toutes les volailles et des œufs de l’exploitation, le nettoyage et la désinfection de l’exploitation suivis d’un vide sanitaire de 21 jours, la mise en place de zones de protection ( rayon de 3 km )et de surveillance ( rayon de 10 km )autour de l’exploitation infectée ( recensement, visite, prélèvements ).
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Les opérations d’abattage et de désinfection sont financées par l’Etat. Dans les différentes zones tout mouvement d’animaux est interdit.
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 |  | Jean-Pierre VERNOZY
DDSV38 |