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PARIS (AFP) Le ministre de l'agriculture Hervé Gaymard a annoncé mardi sa décision de suspendre l'usage de l'insecticide Gaucho pour le traitement des semences de maïs jusqu'à la réévaluation de cette substance par la Commission européenne en 2006.

En janvier 2003, M. Gaymard avait déjà prolongé pour 3 ans la suspension de l'autorisation du Gaucho, produit par la firme allemande Bayer, pour le traitement des semences de tournesol.

La décision du ministre de l'agriculture, prise mardi et annoncée dans un communiqué, fait suite à la saisine de la commission d'études de la toxicité des produits phytosanitaires (Comtox) et à la procédure contradictoire engagée parallèlement par le ministère en mars dernier auprès de Bayer et des utilisateurs du Gaucho afin de recueillir leurs observations.

Dans sa réponse adressée au ministre, la Comtox indique "que le risque pour les abeilles, s'il apparaît moins important que dans le cas de l'usage pour l'enrobage des graines de tournesol du fait de la seule exposition au pollen, reste préoccupant".

Les scientifiques ont en outre considéré "qu'il n'est pas possible, actuellement, de dégager des conditions acceptables au sens de la directive européenne (de juillet 1991 sur la mise sur le marché des produits pharmaceutiques, ndlr), en ce qui concerne le risque pour les abeilles, pour l'usage des semences de maïs enrobées pour la préparation Gaucho contenant comme matière active l'imidaclopride aux doses homologuées".

Le Gaucho, comme un autre insecticide, le Régent TS produit par la firme allemande BASF et dont l'autorisation de commercialisation a été suspendue le 23 février dernier en France, est accusé par de nombreux apiculteurs de causer une surmortalité chez les abeilles.

mardi 25 mai 2004, 17h32
Hervé Gaymard suspend l'utilisation du Gaucho pour le maïs

PARIS (AP) - Le ministre de l'Agriculture Hervé Gaymard a décidé de suspendre l'usage de l'insecticide Gaucho (imidaclopride) pour le traitement des semences de maïs jusqu'à la réévaluation de cette substance par la Commission européenne en 2006.

Cette décision, annoncée mardi par le ministère, fait suite à la saisine par M. Gaymard de la Commission d'études de la toxicité des produits phytosanitaires, qui vise à obtenir une actualisation des avis antérieurs de cette même commission sur l'évaluation des risques du Gaucho au traitement de semences pour maïs et tournesol.

Par ailleurs, une procédure contradictoire a été engagée parallèlement par le ministère le 9 mars auprès du fabricant et des utilisateurs du Gaucho -soupçonné de décimer les abeilles- afin de recueillir leurs observations. AP

L'usage du gaucho pour le maïs est suspendu par Hervé GAYMARD
        Paris, le 25.05.2004
Hervé GAYMARD, ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche et des Affaires rurales, a décidé de suspendre l'usage du Gaucho (imidaclopride) pour le traitement des semences de maïs jusqu'à la réévaluation de cette substance par la Commission européenne en 2006.

Cette décision fait suite :

· d'une part à la saisine par le ministre de la Commission d'études de la toxicité des produits phytosanitaires, visant à obtenir une actualisation des avis antérieurs de cette même commission portant sur l'évaluation des risques du gaucho au traitement de semences pour maïs et tournesol ;

· d'autre part à la procédure contradictoire engagée parallèlement par le ministère le 9 mars 2004 auprès du fabricant et des utilisateurs du Gaucho afin de recueillir leurs observations.

Dans sa réponse adressée au ministre, la Commission d'études de la toxicité indique que « le risque pour les abeilles, s'il apparaît moins important que dans le cas de l'usage pour l'enrobage des graines de tournesol du fait de la seule exposition au pollen, reste préoccupant. »

Les scientifiques ont, en outre, considéré « qu'il n'est pas possible, actuellement, de dégager des conditions acceptables au sens de la directive européenne(1), en ce qui concerne le risque pour les abeilles, pour l'usage des semences de maïs enrobées par la préparation Gaucho contenant comme matière active l'imidaclopride aux doses homologuées. »

Hervé GAYMARD avait, en janvier 2003 prolongé pour 3 ans la suspension de l'autorisation du gaucho pour le traitement des semences de tournesol.

Depuis 2002, 1400 produits phytosanitaires ont été interdits et les contrôles réalisés sur le terrain par les agents du ministère ont été renforcés.

(1) Directive 91/414/CE du 15 juillet 1991 concernant la mise sur le marché des produits pharmaceutiques


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Produits phytosanitaires - Hervé Gaymard veut créer une agence "pour la santé des végétaux"

01/04/2004 - 15h20 (FR)


GRAND-BORNAND (Haute-Savoie), 1er avril 2004 - Le ministre de l'Agriculture Hervé Gaymard, confirmé dans ses fonctions, a annoncé jeudi qu'il souhaitait "mettre en place rapidement une agence pour la santé des végétaux", lors du congrès de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) au Grand-Bornand (Haute Savoie).
Rappelant que la France "est un des pays qui utilisent le plus de pesticides dans le monde", M. Gaymard a indiqué que cette agence devrait réunir "des scientifiques de divers horizons, des spécialistes de santé publique, des agronomes et des experts de la sélection végétale". La question des insecticides et des pesticides, dont plus d'une centaine ont été retirés du marché depuis l'an dernier, agite depuis un bon moment le monde agricole.

Le 23 février, Hervé Gaymard avait décidé de suspendre la vente des insecticides à base de Fipronil, dont le Régent produit par le groupe BASF, accusés par les apiculteurs de causer une surmortalité chez les abeilles. Mercredi, le Conseil d'Etat a demandé au gouvernement de réexaminer l'autorisation de mise sur le marché de l'insecticide Gaucho pour le maïs, produit par le groupe Bayer.

Le ministère a souligné mercredi soir que "le réexamen de l'autorisation du Gaucho sur le maïs est déjà en cours". Il a rappelé avoir déjà demandé en mars à la Commission d'étude de la toxicité d'actualiser ses avis sur les risques du Gaucho, et aux fabricants et utilisateurs du produit de présenter leurs observations.

M. Gaymard, qui était accompagné de Nicolas Forissier, le tout nouveau secrétaire d'Etat à l'Agriculture, a d'autre part annoncé "la création d'un fonds unique regroupant dès 2005 les différentes sources de financement de l'Etat et permettant d'optimiser le co-financement européen" pour la modernisation des bâtiments d'élevage, soumis à de nouvelles normes environnementales.

En 2003, l'enveloppe consacrée aux bâtiments d'élevage était de 45 millions d'euros. M. Gaymard propose de porter cette enveloppe à 55 millions d'euros en 2004 puis à 60 milions d'euros en 2004. Avec l'effet de levier des financements européens ce montant devrait s'élever, selon M. Gaymard, à 85 millions d'euros en 2006 et à 120 millions d'euros par an à partir de 2007. Cette dernière somme devrait permettre d'aider 6.000 exploitations par an contre 3.000 actuellement.

Source : © AFP
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Traitements de semences - "Le Conseil d'Etat n'interdit pas le Gaucho sur maïs" (Bayer)

01/04/2004 - 14h15 (FR)


Face à la confusion semée par différents médias, Bayer, détenteur du Gaucho, estime dans un communiqué diffusé ce jour, que "le Conseil d'Etat n'interdit pas le Gaucho sur maïs" et que "les agriculteurs peuvent continuer à utiliser les semences traitées avec Gaucho".
Faisant suite à la requête de 3 syndicats d'apiculteurs à l'encontre de la décision du 21 janvier 2003 du ministère de l'Agriculture de maintenir l'autorisation du Gaucho sur maïs, le Conseil d'Etat a en effet demandé hier au ministre de l'Agricuture de procéder dans un délais de deux mois à un nouvel examen de l'autorisation de mise en marché (AMM)du Gaucho. Il ne s'agit donc pas d'une suspension de l'AMM de cet insecticide utilisé en traitement de semence sur maïs.
La firme agrochimique s'est par ailleurs dite "confiante dans l'issue des procédures en cours".
Source : © Milfeuille Presse



Une étude de l'Afssa sur le Gaucho remise au ministère de l'Agriculture
    [AFP 26/02/2004 15:46 ]

Une étude de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) réalisée en 2000 sur le Gaucho, l'un des deux insecticides accusés par les apiculteurs de décimer les abeilles, a été remise mardi dans sa version définitive au ministère de l'Agriculture, a indiqué jeudi l'Afssa.

   

"On ne dit pas que le Gaucho ne tue pas. On dit qu'on a fait une étude expérimentale et que dans ce cadre, on a vu un effet transitoire sur les abeilles qui avaient accès à du sirop supplémenté à l'imidaclopride" (principe actif du Gaucho de Bayer), précise Michel Aubert, directeur du laboratoire de Sophia-Antipolis de l'Afssa, qui a dirigé cette étude, dont Le Figaro faisait état jeudi.

Les abeilles "étaient excitées, mais cela n'a pas entraîné de mortalité en tout cas pas plus que dans les autres ruches où l'on n'avait pas donné d'imidaclopride", a-t-il ajouté.

Deux groupes de huit colonies d'abeillles avaient été nourries pendant l'été 2000 avec du sirop de saccharose contenant de l'imidaclopride sur une durée de 34 jours.

Les colonies ont été suivies jusqu'à la fin de l'hiver en même temps que d'autres colonies témoins non nourries avec du sirop supplémenté à l'imidaclopride.

L'étude démontre qu'après la période d'expérimentation, l'activité est
"redevenue identique" dans les deux groupes.

L'exposition répétée de ces colonies à du sirop supplémenté à
l'imidclopride à des concentrations comparables à celles mesurées dans le nectar en plein champ n'a donc provoqué ni mortalité immédiate ni mortalité différée (en particulier hivernale) alors que de telles mortalités sont rapportées par de nombreux apiculteurs qui les attribuent à l'usage de ce produit, indique l'étude.

"Cette étude montre que si le Gaucho tue, on sait que c'est un produit toxique pour les abeilles, il n'a pas une action systématique dans toutes les circonstances", relève M. Aubert.

Il précise toutefois que ce qui a été observé n'est pas "tout à fait
comparable avec ce qui se passe dans les zones de grandes cultures. Les abeilles ne sont pas toutes de la même race, chez nous elles avaient accès à des sources de nourriture de la forêt méditerranéenne et elles étaient en bonne santé", a-t-il dit.

L'Afssa estime que des recherches supplémentaires devraient être
entreprises et avance deux hypothèse.

Soit les troubles décrits par les apiculteurs ont une autre cause que
l'imidaclopride, soit ces troubles sont bien imputables à ce produit mais n'apparaissent que si d'autres conditions s'y ajoutent: colonies affaiblies par l'effet cumulé de plusieurs intoxications, absence de sources de nourriture riche et variée, utilisation de races d'abeilles n'ayant pas développé de résistance à l'imidaclopride.

Le texte complet est consultable sur le site internet de l'AFSSA.


Etude expérimentale de la toxicité de l'imidaclopride distribué dans le sirop de nourrisseurs à des colonies d'abeilles (résumé février 2004)

Alban Moyaux - Cyberagri

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