 |  | La BVD ou maladie des muqueuses
Bovine Viral Diarrhea / Mucosal Disease
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Le jeudi 12 décembre 2002, le GDS a organisé une journée consacrée à la BVD en élevage bovin...

Cette page reprend les interventions faites à cette occasion.
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. |  | Le BVD/MD (virus de la maladie des muqueuses) est un virus très répandu. Près de la moitié des bovins et environ 2/3 des troupeaux ont, un jour ou l’autre, rencontré ce virus. Quand il circule dans les élevages, il peut provoquer de grosses pertes économiques. Il est inoffensif pour l’homme.
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Quand un bovin vient d'être infecté par le virus, il développe une forme bénigne de la maladie (diarrhée, petite grippe) et produit des anticorps. Il est alors immunisé.
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Mais si une vache ou une génisse en gestation rencontre le virus, il y a trois possibilités pour le foetus:
- avant 2 mois de gestation : mort de l’embryon,
- entre 2 et 5 mois de gestation, l’infection par le virus donnera naissance à un animal IPI (infecté permanent immunotolérant) qui va être porteur permanent du virus sans jamais produire d’anticorps,
- entre 6 et 8 mois de gestation, le virus provoquera un avortement.
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Le veau IPI est un porteur permanent du virus BVD. Il peut contaminer tous les animaux du cheptel dans lequel il se trouve entraînant des problèmes de reproduction, des diarrhées sur les jeunes, des maladies respiratoires etc. Seules des analyses permettent de détecter de manière fiable les animaux IPI. Dangereux pour l’équilibre du troupeau, ils sont éliminés. Les IPI représentent 0.5% de la population bovine en France. Une quarantaine de ces animaux ont été détectés et éliminés en 2001 en Isère.
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Etienne PETIT
FRGDS Bourgogne |  | Epidémiologie et importance du BVD en élevage bovin
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Principaux signes associés au passage du BVD dans un élevage

Estimation (en FF) du coût global annuel de l’infection par vache dans un département français « type » (source ACERSA, 1999).
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A l'échelle des troupeaux, un équilibre dynamique s'est instauré entre ces diverses situations, la majorité des élevages dispose d'une immunité naturelle plus ou moins large et c'est essentiellement la faible frange (3 à 5%) des élevages sensibles ou indemnes qui subissent les plus fortes pertes suite à une contamination par le virus. Les principales pertes économiques liées à la B.V.D. viennent des mortalités et réformes précoces des animaux IPI, des troubles de la reproduction (infécondité et avortements) et de pathologies d'élevage, en particulier les maladies néonatales, qui peuvent être induites ou favorisées par l'action du virus. Dans les cas les plus extrêmes, l'exemple des dossiers traités dans le cadre de la Caisse "Coup Dur" de Saône-&-Loire montre une perte moyenne de 420 FF (64 €) par UGB présente dans les élevages touchés.
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Globalement une étude menée par l'A.C.E.R.S.A. en 1999 a estimé que la perte économique moyenne associée à la maladie était de 71 FF (11 €) par vache reproductrice présente dans un département fictif moyen français. Un plan d'éradication mené dans ce département nécessiterait, s'il est efficace, 15 à 20 années de plan pour obtenir un retour sur investissement.
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C'est pourquoi, sur le plan collectif, la F.N.G.D.S.B. recommande plutôt une stratégie de maîtrise des risques de la maladie, et non de l'infection, adaptée à chaque élevage. D'autres régions se sont lancées dans une autre voie visant à terme une réduction de la circulation du virus. La question de la coexistence de ces deux stratégies se posera immanquablement, notamment en terme d'échanges commerciaux, mais aussi en terme de cohabitation des élevages.
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Quels sont les manifestations en élevage imputable au BVD ? Pour y répondre, téléchargez l'article paru dans le bulletin du GDS en 2005 :

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 |  | La Dynamique de l'infection
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|  | 1ère étape
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Arrivée d’un animal virémique dans un troupeau
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Ce bovin virémique est soit un IPI, soit un animal infecté depuis peu et qui présente une virémie transitoire (infecté au contact d’autres animaux eux-même porteurs du virus : transport, voisinage,…).
Le bovin virémique diffuse du virus autour de lui et contamine les autres animaux du troupeau. |
|  | 2ème étape
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Les autres animaux sont infectés et reexcrètent le virus à leur tour
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Dans le cas d’un virémie transitoire, le bovin qui a introduit le virus développe des anticorps et est dorénavant protégé vis-à-vis du virus.
Si une vache dans sa première moitié de gestation est infectée, le virus va également s’installer dans le fœtus. Le veau à naître sera porteur à vie du virus du BVD et incapable de développer une résistance (immunité) à l’infection. C’est ce que l’on appelle un IPI : Infecté Permanent Immunotolérant. |
|  | 3ème étape
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Le virus continue de circuler dans l’élevage
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Tous les fœtus dont la mère est infecté par le BVD durant la gestation ne deviennent pas des IPI. Si la contamination a lieu durant la deuxième moitié de gestation, le produit lorsqu’il est viable a acquis des défenses contre le BVD.
Les bovins infectés développent une immunité contre le BVD et éliminent le virus. Ils sont dorénavant protégés contre les infections ultérieures. |
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.. |  | 4ème étape
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L’ensemble des bovins sont maintenant immunisés vis-à-vis du BVD
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Après le passage du virus, les animaux qui sont dans de bonnes conditions d’élevage ont développé leurs défenses immunitaires vis-à-vis du BVD. Dans d’autres situations (mauvaises conditions d’ambiance, hygiène de la nurserie insuffisante, animaux affaiblis où très jeunes) on peut être confronté à de la mortalité sur les bovins les plus fragiles.
Face à la maîtrise de l’infection, c’est le veau IPI à naître 4 à 7 mois plus tard qui pose le plus problème car il sera une source importante de virus BVD à son tour.
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Pr. François SCHELCHER
E.N.V.T. |  | Principes pour la maîtrise du BVD
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Stomatite ulcéreuse chez une vache IPI de 3 ans
. |  | A l’échelle d’un élevage, la maîtrise de l’infection par le virus BVD (Bovine Viral Diarrhea), repose sur deux méthodes principales : la vaccination, et le dépistage suivi de l’élimination des bovins infectés permanents immunotolérants (IPI).
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Les vaccins disponibles en France sont à virus vivant modifié (Mucosiffa® souche Oregon C24V cytopathogène-CP-, de type I et Rispoval® souche RIT 4350 CP de type I) ou sont inertes (virus inactivé) (Bovilis® souche C86 CP type I et Mucobovin® souches New York non cytopathogène-NCP- de type I et Aveyron souche Border Disease NCP). La protection peut être déclinée en fonction d’objectifs cliniques (absence ou réduction des symptômes) ou épidémiologiques (absence ou réduction de la circulation virale). La protection à obtenir par la vaccination concerne trois cibles majeures : les bovins séronégatifs non gravides, les veaux nouveau nés, les foetus. La protection foetale est essentielle pour arrêter la circulation virale dans un cheptel. La vaccination peut être indiquée dans les cheptels infectés, avec un objectif de protection clinique et d’aide à l’assainissement, le plus souvent en complément de mesures de dépistage des IPI. Par ailleurs la vaccination est possible ou recommandée dans tous les cheptels à forts risques d’exposition au virus BVD.
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Le dépistage des IPI est basé classiquement sur la connaissance préalable du statut en anticorps anti NS3 (P80) des bovins du prétroupeau (6 mois - 1° mise bas). Une recherche virale est ensuite effectuée sur les animaux séronégatifs, en tenant compte du taux de séropositifs dans le groupe. Le statut viral des vaches ayant donné naissance à des veaux virémiques est ultérieurement évalué. De même, sont testées les mères dont la descendance n’a pas été testée (cas des veaux mâles en élevage laitier par exemple). Au moins une deuxième série de tests est nécessaire sur tous les veaux en gestation ou âgés de moins de 6 mois lors de la première série de tests. La réussite de tels plans d’assainissement dépend de la rigueur de l’enregistrement des données et des protocoles. La recontamination est possible. Afin de l’éviter, il est nécessaire de procéder à un strict contrôle des introductions et de limiter les risques d’exposition par voisinage.
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Le contrôle des introductions en élevage en voie d’assainissement, assaini, ou à statut « sain », nécessite la réalisation d’une quarantaine effective, associée à un dépistage du BVD par des moyens sérologiques et virologiques.
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Différentes techniques alternatives de détection du virus BVD sont en cours de développement, de même que des méthodes d’évaluation du statut des troupeaux laitiers. Un des enjeux et une des questions pour l’avenir sont le niveau de maîtrise du BVD, à l’échelle des élevages ou de la collectivité d’élevages.
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Dr. Gaël REYNAUD
LVD38 |  | Le dépistage des IPI
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Le laboratoire vétérinaire départemental de l'Isère effectue en routine le dépistage de la BVD :
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.. |  | Le dépistage des IPI dans un élevage où le virus BVD est responsable de pertes permet l'éradication de la principale source d'infection : l'animal IPI (infecté permanent immuno-tolérant).
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Le LVD38 est ainsi passé de 2000 tests en 2000 à 2500 tests en 2001 pour la recherche d'anticorps et de 800 à 1000 tests pour la recherche du virus.
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Parmi les adultes, la découverte d'un animal IPI dans un élevage nécessite une première recherche des animaux ne pouvant pas être porteurs du virus en grande quantité car ils ont fabriqué des défenses (des anticorps notés « Ac ») contre le virus. Ils ont une sérologie positive.
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En 2001, toutes recherches confondues, il a été trouvé 55% d'animaux positifs en recherche d'anticorps. Il s'agit d'animaux ayant été contaminés par le virus BVD dans leur passé. Cela ne signifie pas obligatoirement que le virus est dans l'élevage. Le bovin a très bien pu être infecté avant d'arriver dans le cheptel ou au moment de rassemblements avec d'autres animaux issus d'autres élevages.
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Les animaux ayant une sérologie négative sont testés pour rechercher la présence du virus (Ag) dans leur organisme.
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Pour la recherche d'un animal IPI parmi les veaux il est économiquement préférable d'effectuer directement une antigénémie (recherche de virus) en raison du peu de risque qu’ils ont d'avoir eu un contact antérieur avec le virus. Les veaux ont donc majoritairement une sérologie négative.
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Les animaux qui hébergent le virus ont une antigénémie positive. Ils sont soit infectés et en train de fabriquer des anticorps (pendant un laps de temps relativement court) soit tolérant à la présence du virus dans leur organisme et sont appelés IPI.
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Il y a eu en 2001 4% d'IPI, soit 43 animaux qui ont dû être éliminés pour assainir les cheptels contaminés.
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En l'absence de recherche systématique sur une courte période de temps, il y a toujours un risque de conserver un animal IPI dans un troupeau. L'assainissement de l'élevage et la prévention des pathologies liées à la circulation du virus BVD devient alors très difficile, lourd et coûteux à réaliser.
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Pour en savoir plus sur les analyses BVD, lire l'article complet... |
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Les effets sur le foetus de l'infection de la mère par le virus du BVD dépendent du stade de gestation |  | ..

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Dr. Denis MARCIAT
Intervet S.A. |  | Que peut-on attendre de la vaccination BVD
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Adhérents du GDS:
cliquez ici pour avoir accès à nos recommandations |  | Le but d’un vaccin est de préparer l’organisme à se défendre contre une infection ultérieure. Cette défense sera, chez l’animal vacciné, plus efficace car plus rapide et plus intense.
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Tout vaccin doit, au niveau de son utilisation, répondre à plusieurs critères. Les plus importants sont la sécurité d’emploi et l’efficacité de la protection. Lorsqu'on choisit un vaccin, il faut tenir compte de :
- la possibilité de l'utiliser en fonction du stade physiologique des animaux (gestation ?),
- du but de cette vaccination : protection foetale, renforcement de l'immunité colostrale ou maîtrise d'une circulation virale importante ?
- de l'adéquation entre les souches virales du vaccin et les souches rencontrées sur le terrain,
- des éventuelles interférences entre le vaccin les analyses réalisées en routine dans le cadre du dépistage du BVD.
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  |  | Les actions du GDS de l'Isère
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Le Plan BVD
.. |  | L'objectif du plan est de rendre économiquement accessible le dépistage et l'élimination des IPI pour un éleveur adhérent au GDS et confrontré à des manifestations cliniques de la maladie. Ensuite, les éleveurs confrontés déterminent avec leur vétérinaire et le technicien du GDS les moyens à mettre en œuvre pour éviter la récidive : isolement et contrôle BVD à l'introduction, séparation des animaux engraissés et des reproducteurs, vaccination des génisses, etc.
Plus d'information sur le plan BVD...
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le dépistage à l'introduction
|  | Le "KIT INTRO" permet pour un cout modéré le contrôle de 5 infections à l'achat d'un bovin, dont le BVD. Il suffit simplement de joindre aux compte-rendu et prélèvements réalisés par le vétérinaire le bon de commande " KIT INTRO " daté et signé.
Plus d'information sur la protection à l'achat, le "KIT INTRO" et le billet de garantie conventionnelle...
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Les actions du GDS en Haute-Savoie : le plan BVD |
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 |  | Pour en savoir plus
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Le guide BVD de la FDGDS22
 |  | Le guide BVD de la FDGDS22 fait un point complet et pratique sur le BVD et les moyens de controler les différentes situations auxquelles peuvent être confrontés les éleveurs. A commander auprès d'Agrodirect.
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Page d'information sur la BVD de l'Office Vétérinaire Fédéral Suisse :
http://www.bvet.admin.ch/tiergesundheit/f/ausbild_beratung/tierseuchen/mucosal_disease/BVD.html
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Evaluation de l'intérêt d'une démarche d'erradication généralisée du BVD en France :
http://www.oie.int/fr/publicat/RT/1802/f_r18214.htm
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Maitrise collective de la BVD : Situation et actions en Bretagne
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 |  | Résumé
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 |  | La diarrhée virale bovine (BVD) et la maladie des muqueuses (MD) sont deux maladies connues depuis une cinquantaine d'années. Le virus commun à ces deux maladies appartient à la famille des pestivirus. Le virus de la diarrhée bovine (BVDV) donne des infections aiguës (maladie des muqueuses), mais induit aussi une immunosuppression. Il comporte plusieurs biotypes basés sur la présence (CP), ou non (NCP) d'un effet cytopathique (ou cytopathogène). Il existe, par ailleurs, des différences génotypiques et antigéniques entre types 1 et 2 donnant les sous-types 1a et 1b. L'infection est transmise de la mère au veau, ce qui entretient la chaîne des contaminations.
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Des infections utérines avec la forme NCP entre les jours 40 et 125 peuvent causer une infection persistante du foetus qui devient immunotolérant pour le virus. Ils arriveront à terme et deviendront des porteurs inapparents du virus. C'est la principale source de contamination des bovins indemnes par voies oculo-nasale, buccale et génitale.
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La maladie des muqueuses, la forme la plus sévère, se déclenche lors d'une infection par une souche CP apparentées et donc couverte par la tolérance. On observe parfois des réactions post-vaccinales ressemblant à la maladie des muqueuses après vaccination avec un virus atténué.
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